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2020, Manifestation anticoloniale contre le monument à Gallieni à Paris Le 18 juin, seulement deux jours après les graffiti, des militants antiracistes grimpent sur le monument à Gallieni et couvrent sa statue d'un voile noir. La police a arrêté ceux qui avaient grimpé sur le monument, mas il n'est pas certain que la ville ait porté plainte pour dégradation de bien public. L'ancien joueur de football et militant positionné à gauche Vikash Dhorasoo était présent et a répondu aux questions d'un journaliste de Russia Today, cette interview a ensuite été postée sur Twitter (voir références). Voici le contenu de cette interview: "On s'est dit après l'allocution de Macron qui avait un peu clos le débat, voilà c'est comme ça on déboulonne pas, on discute pas des noms de rue, des noms de stations de métro, et surtout on soutient les forces de police, on dit deux-trois petits mots sur le racisme... Alors voilà, nous on pense qu'il y a un vrai problème, qu'il y a des vrais combats qui se mènent, alors que le maire de Londres a déboulonné une statue, à Bristol ils ont fait la même chose, et nous on peut pas en discuter. Donc on voulait remettre le débat très vite sur la table. On doit, dans une démocratie, pouvoir en discuter : qu'est-ce qu'on met dans l'espace public ? C'est une question de justice, vraiment. Et puis aussi interpeller la maire Anne Hidalgo parce qu'elle est en campagne en ce moment, alors j'ai l'impression qu'elle est plus à inaugurer des pistes cyclables et des jardins partagés qu'à s'intéresser à ce qui se passe dans sa ville, notamment sur les violences policières. Pourquoi, pourquoi on s'attache à ces symboles du colonialisme, de l'esclavagisme ? C'est quelqu'un qui a tué 700 000 personnes je crois à Madagascar, pourquoi on peut pas en discuter, pourquoi on pourrait pas les mettre ailleurs, et puis raconter une autre histoire ? Parce que ça c'est une histoire des vainqueurs qu'on raconte à chaque fois. Moi je pense qu'on pourrait raconter autrement." Sous cette vidéo, les réactions sur Twitter sont majoritairement hostiles, entre justifications de l'empire français : "Encore un génocide totalement bidon que l'on met sur le dos des occidentaux. Gallieni a réprimé, éxécuté des caciques hostiles à la France mais développé les écoles, les hôpitaux, le chemin de fer sur l'île. Comme si le peuple de cette ile était plus heureux avant, et après!" ; injonctions à quitter la France : "Ces donneurs de leçons nous font chier, ça les empêche de vivre ces statues. La France a des traditions et valeurs ainsi qu une histoire. Allez voir ailleurs si le monde est meilleur." ; et inversions de situation coloniale inspirées par les théories du Grand Remplacement : "Les colons demandent à ce que les statues des français soient détruites pour être remplacées par celles de non français".
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2020, Graffiti et peinture jetée sur le monument à Colbert à Paris Le 23 juin 2020, un militant guadeloupéen, membre de la Brigade Anti-Négrophobie (BAN), peint à la bombe de peinture rouge les mots "Negrophobie / d'Etat "sur le piédestal de la statue de Colbert. Il jette de la peinture rouge sur le poitrail de la statue, ainsi que sur le document qu’elle tient entre les mains. La police, qui est en permanence devant l'Assemblée Nationale, intervient immédiatement pour arrêter le militant. L'Etat portera ensuite plainte pour dégradation de bien public. Une vidéo de l'action et de l'interpellation est postée sur le compte Twitter de la BAN, l'auteur des faits explique : “Vous voyez, les racistes sont de l’autre coté de l’Assemblée. Ça c’est une statue qui vient prôner la négrophobie, le meurtre des Noirs, le viol des Noirs, la torture des Noirs”.
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2021, Performance artistique par Deborah de Robertis sur le monument à Gallieni à Paris 26 septembre 2021, performance de Deborah de Robertis, artiste féministe, sur le monument à Gallieni. Six Mariannes nues vêtues de bonnets phrygiens sont installées sur le monument, de la peinture rouge déversée entre leurs jambes, représentant du sang sang s’écoulant de leur vagin. Sur Twitter, l'artiste décrit sa démarche : « La statue a un sexe : c’est un sexe d’homme. Le colon est un homme, le tyran est un homme, le dictateur est un homme. Ce qu’ils ont en commun est une bite : la colonisation est un viol. Caméras au front, les corps - sortant de leur statut d’objet, deviennent sujets. Les femmes violent le Pouvoir, et non l’inverse. Les Mariannes nous regardent, en femmes fontaines, éjaculent à la face du colon, jouissant de violer le pouvoir. Le renversement par l'art opère à la suite de siècles de silence, il est le résultat d’une recherche et d’une pensée conceptuelle. Le renversement n’est pas un accident de l’Histoire mais un accouchement, dans la douleur et dans le sang." La ville de Paris porte plainte pour dégradation de bien public.
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2021, Procès pour dégradation du monument à Colbert à Paris Après avoir été reporté plusieurs fois, le procès du militant de la Brigade Anti Négrophobie ayant grafité et jeté de la peinture sur la statue de Colbert, a lieu à Paris le 10 mai 2021, date de la commémoration de l'abolition de l'esclavage. Le militant comparaissant pour "inscription, signe ou dessin réalisés sur une façade, une voie publique ou du mobilier urbain". La stratégie de la défense semble engager un débat de société sur le fond idéologique de l'action contestataire du militant, tandis que l'Assemblée Nationale portée partie civile préfère s'en tenir aux faits de vandalisme. L'accusé est cité dans un article du Figaro : «Ils parlent de tag, de traces. Ils n’ont même pas abordé la question (de la négrophobie). C’est pour nous, un aveu.» «L’État français, toujours néocolonial, continue à assumer de manière officieuse la négrophobie d’État!» Son avocat est cité dans le même article : «L’État français veut à tout prix éviter de débattre de la question des réparations, abonde l’un de ses conseils, Me Guy Florentin, auprès du Figaro. Un geste symbolique a été posé, mais on fait semblant de ne pas comprendre le véritable sens de ce geste, c’est-à-dire mettre au jour les conséquences du code noir, ce que M. Lollia appelle la négrophobie d’État. La seule réponse à une demande de justice sociale, c’est le déni et la répression." Selon Marianne, le procureur requiert 800€ d'amende.